Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix - 2012-

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix - 2012-

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix - 2012-

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix - 2012-

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix - 2012-

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix - 2012-

Traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève - Concours 3ème prix

Concours de projets pour une traversée piétons/cyclistes de la Rade, Genève

Concours de projets d’architecture en procédure ouverte avec le Bureau Giacomini/Jolliet Ingénieurs de Lutry

3ème prix

Maître de l’ouvrage : Ville de Genève - Département des constructions et de l’aménagement

Novembre 2011

 

Le lieu

Tête du lac Léman, embouchure du Rhône, la Rade est une respiration, un point privilégié et particulier de la ville de Genève. Bordée d'hôtels majestueux, d'un grand jardin anglais et du Pont du Mont-Blanc qui marque la limite entre le lac et le fleuve, elle met en exergue le dégagement qu'elle offre aux usagers. Ornée de son fameux jet d'eau, trace historique de la modernité et du développement de la métropole, la Rade devient emblématique de Genève dans le monde entier.

Le profil du pont du Mont-Blanc s'impose dans le paysage par un tablier supporté par une dentelle d'arches métalliques qui s'ancre dans l'eau avec des piles en pierre. Il est surmonté d'une balustrade dense et de porte-drapeaux revêtus selon les manifestations ou les événements marquants de la ville. Il a ainsi une forte présence, à la fois immuable et éphémère. Dans sa première version, le pont date de la fin du XIX ème siècle. Il est alors à usage mixte entre les piétons et les véhicules. Il a dû, par la suite, et ce, à plusieurs reprises, être élargi afin de répondre aux nouvelles exigences de développement et de moyens de transport. Aujourd'hui il a encore une fois atteint ses limites. La voiture a pris une place prépondérante et le pont est également utilisé pour des manifestations ou en tant que balcon du lac. Il est donc devenu important de recréer une zone à mobilité douce, permettant de profiter des qualités du lieu à l'écart des véhicules.

Concept architectural

La passerelle:

La passerelle, structure linéaire, pendant horizontal du jet d'eau, s'insère discrètement dans le contexte comme un nouvel agrandissement du pont du Mont-Blanc. Elle le complète, l'élargit et le valorise. En effet, franchissant la Rade à ses côtés et prenant naissance dans la continuité de ses alignements par un remodelage des berges, la passerelle forme un tout avec l'ancien pont, permettant au promeneur de le voir sous de nouveaux angles. L'ancien ouvrage reprend son allure d'autrefois grâce à la suppression des trottoirs. Son architecture est mise en avant, grâce au concept structurel choisi pour la nouvelle construction constitué de sommiers renversés jouant également le rôle de balustrades. Le tablier est soutenu entre ces deux poutres maîtresses. Les deux liens se fondent  alors l'un dans l'autre dans un respect mutuel, à travers les âges. Ainsi, la nouvelle liaison semble parfois portée par la structure de l'ancienne, ou l'ancienne habillée par la plateforme de la nouvelle. Par cette conception, la passerelle permet la conservation du contexte et des vues existantes.